Ne pas céder à la peur de l'échec
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Comment surmonter la peur de l’échec ?

Dans cet article, vous allez découvrir :
– Les 5 grandes raisons de votre peur de l’échec
– Mes 5 conseils pour recadrer un échec
– Mes 7 astuces pour ne plus avoir peur d’avoir peur

Vaincre la peur de l'échec
Apprenez de vos échecs ! Photo by Jose Silva

« Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »

Winston Churchill

Si l’on s’accorde pour dire qu’être parfait est impossible, alors vous aurez certainement tendance à préférer ne rien faire. C’est en tout cas ainsi que fonctionnera une personne qui a peur de l’échec. En effet, quoi qu’il arrive, quelle que soit la situation qui se présentera devant elle, elle trouvera un moyen de ne pas agir plutôt que de prendre le risque d’échouer.

Au final, bien plus tard, vous finirez par vous en vouloir de ne pas vous être montré à la hauteur de vos propres attentes. Confiance en soi, estime de soi, vont en prendre un sacré coup.

Et pourtant, si seulement vous aviez pu vous donner la peine d’essayer, au risque d’échouer… Car accepter l’échec, ne pas réussir parfaitement les choses, cela sous-entend que vous avez essayé. Et lorsque vous essayez, vous apprenez. Apprendre, c’est s’améliorer.

Dites-vous bien une chose : l’échec est un concept aussi trompeur que la perfection. Ce sont des notions que votre cerveau a créé pour se protéger, pour justifier le fait de ne jamais prendre de risque. Pour justifier que vous restiez dans votre zone de confort, bien au chaud. Car il y a une chose à comprendre : votre cerveau préfèrera toujours rester dans une situation inconfortable qu’il connaît que de risquer de se mettre dans une situation confortable qu’il ne connaît pas. Impressionnant, non ?

Pourquoi a-t-on peur de l’échec ?

Que vous deviez passer un examen, avoir une discussion sérieuse avec un proche ou vous rendre à un premier rendez-vous amoureux, vous avez déjà ressenti ce sentiment de doute, cette sensation désagréable de ne pas maîtriser les éléments, ni les événements à venir. C’est dans ces moments-là que les pensées négatives commencent généralement à prendre le dessus. Mais pourquoi ressent-on ces doutes, ces craintes, cette peur ?

Vous êtes trop perfectionniste

A vouloir que les choses soient trop parfaites, vous finissez par ne jamais aller au bout des choses. Vous finissez par abandonner.

Pourquoi ? Parce que le principe-même du perfectionniste est d’être convaincu que la perfection peut et doit être atteinte. Ce qui est tout à fait contre-productif si l’on considère a contrario que la perfection n’est pas atteignable. Ainsi, n’importe quelle tâche ou action vous semblera immense, insurmontable parfois. De peur d’échouer, vous allez finalement préférer ne pas agir. Ou tout simplement procrastiner, reporter votre projet à plus tard.

Et puis, à force d’obtenir si peu de résultats, vous allez cumuler les retards à vouloir que tout soit parfait. Votre motivation va diminuer au même rythme que votre efficacité. Cela aura bien entendu un impact important sur votre niveau de bien-être. Et, de fil en aiguille, cela va générer du stress supplémentaire.

Vous avez peur de décevoir

Qu’il s’agisse de votre famille, vos amis, votre partenaire de vie, vos collègues, vous avez peur de décevoir. L’échec serait pour vous une insulte aux yeux de celles et ceux que vous aimez.

Pourquoi ? Parce que vous voulez leur donner la meilleure image de vous. Vous voulez qu’ils soient fiers de vous. En effet, vouloir plaire à tout prix, c’est faire en sorte que votre personnalité, vos actions, correspondent à l’idée que vous vous faites des attentes des autres. Un échec serait contradictoire avec cette manière de penser. C’est ainsi que naît la peur de l’échec dans votre esprit.

Cependant, prendre le risque d’échouer, c’est lâcher prise sur ce que votre entourage peut penser de vous. C’est terriblement libérateur ! Je vous conseille vivement d’essayer.

Vous surévaluez la difficulté de votre objectif

Votre objectif vous semble insurmontable et vous n’osez pas vous lancer ? Cela peut en effet expliquer votre peur de l’échec. Difficile pour le cerveau de se mettre en action si la tâche à accomplir semble énorme. Et si vous preniez un tout petit peu de recul pour observer d’un peu plus loin la montagne que vous vous apprêtez à grimper ?

Si votre objectif vous semble insurmontable, c’est peut-être parce que vous l’avez surévalué. Prenez le temps nécessaire pour redéfinir votre objectif. Mettez-y de la précision. Suivez la méthode du processus des objectifs en 5 étapes pour y parvenir. Vous vous rendrez peut-être compte que, finalement, il n’est pas si insurmontable que cela. Et s’il l’est vraiment, que diriez-vous de le diviser en plusieurs étapes plus petites ?

Vous avez peur de ce que les gens penseront si vous échouez

Les humains sont des êtres sociaux. C’est donc dans la nature humaine de vouloir absolument être accepté et aimé par ses congénères, pour ce que l’on fait, pour ce que l’on est. Mais à force de désirer l’approbation de tous, tout le temps, nous oublions de réaliser les choses importantes pour nous. Cette peur de mal faire, cette peur de l’échec, sont des freins à notre épanouissement.

Il est vrai qu’un objectif bien défini doit prendre en compte les préoccupations des personnes impactées. Mais cela ne doit pas aller à l’encontre de votre propre bonheur. Car si le regard des autres en cas d’échec est plus important que votre bonheur en cas de succès, c’est qu’il faut revoir certains paramètres.

Mais ce qui paralyse, cette peur de l’échec, vient de la peur du jugement. Et la peur du jugement, c’est finalement la peur du rejet. Cependant, vous pouvez choisir dans quelle mesure le jugement de l’autre peut vous affecter réellement.

Vous avez peur de l’inconnu

Nous avons tous déjà connu cette peur. Cette peur d’aller vers quelque chose que nous ne connaissons pas, que nous ne maîtrisons pas. Mais l’inconnu, c’est quoi au juste ?

L’inconnu, c’est cette obscurité qui nous empêche de voir le fond de cette grotte. Ce sont les conséquences de cette décision que nous devons prendre. C’est ce vide dans l’univers dont nous ne connaissons pas les limites. Et la peur, c’est l’absence de contrôle de ce que nous ne connaissons pas. C’est tout ce que notre cerveau va imaginer à la place de ce que nous ne voyons pas, ce que nous ne connaissons pas.

Ce n’est pas l’inconnu en lui-même qui crée la peur de l’échec. C’est la peur que nous nous faisons de cet inconnu qui fait grossir dans notre mental l’éventualité de l’échec.

3 clés pour dépasser votre peur de l’échec

Vous l’aurez compris, il est tout à fait normal d’éprouver un sentiment de peur, en particulier devant une situation nouvelle ou une perspective inconnue. La peur de l’échec est à la fois très commune et très destructrice. Pourtant, il est important de prendre en compte que l’échec est très souvent une étape vers le succès.

L’idée n’est donc pas d’éviter d’avoir peur. Cet exercice serait à la fois trop difficile et une véritable perte de temps. Cependant, je vais vous apprendre à prendre du recul sur ce que vous considérez comme des échecs. Vous allez découvrir comment les observer avec lucidité, et apprendre à vous en servir pour progresser vers l’atteinte de vos objectifs.

Perdu à cause de la peur de l'échec
La peur de l’échec vous donnera le sentiment d’être perdu. Mais vous pouvez apprendre à surmonter ce sentiment négatif. Photo by Matthew Henry

L’importance de recadrer l’échec

Il n’y a pas d’échec, il n’y a que du feedback !

Si vous changez votre manière de concevoir l’échec, c’est votre “mindset” (état d’esprit) qui va se transformer ! Considérez l’échec comme un feedback, une expérience dont vous allez ressortir grandi. Considérez cela comme une étape essentielle dans le processus d’apprentissage.

En effet, pour progresser, faites preuve de curiosité, de créativité. Et c’est par ces deux biais que vous devez observer ces échecs. C’est la base de l’apprentissage.

Un bébé qui veut faire ses premiers pas, va développer des stratégies illimitées. S’il veut marcher, c’est d’abord par curiosité. L’enfant sera curieux de découvrir le monde sous un autre angle, d’étendre son territoire. Et chaque tentative qui se sera soldée par un échec sera source de créativité pour ne plus reproduire la même erreur ou développer des stratégies plus pointues.

Envisagez donc l’échec comme une expérience dont le but est de vous améliorer. Vous le verrez rapidement, en acceptant de voir les choses ainsi, vous avancerez plus vite et loin dans vos projets.

Parmi les success stories les plus inspirantes :

  • Walt Disney, père de Mickey, a essuyé les refus de 302 banques avant d’obtenir le financement pour le parc Disney World.
  • Richard Branson, patron milliardaire du groupe Virgin, a connu de nombreux échecs dans sa fulgurante ascension.
  • Steven Spielberg, producteurs/réalisateurs des plus connus au monde, a vu sa candidature rejetée à plusieurs reprise par l’université de Californie de théâtre, cinéma et télévision.
  • Oprah Winfrey, célèbre présentatrice et productrice TV, s’est reprise en main après une jeunesse douloureuse et avoir été virée de son premier poste de journaliste.
  • James Dyson, inventeur et fondateur de Dyson LTD, a mis 15 ans et 5126 échecs qui lui ont coûté toutes ses économies, pour développer son prototype d’aspirateur révolutionnaire.

Faites quelques ajustements

Jusqu’à maintenant, quand un résultat ne vous convenait pas, vous aviez tendance à qualifier cette expérience d’échec. Or, dans la vie, il n’y a pas seulement des échecs et des succès. Il existe également quelques nuances. Vous devez apprendre à les reconnaître. Dans tous vos projets, dans toutes vos actions, vous obtiendrez des résultats plus ou moins satisfaisants. En sachant reconnaître ces nuances, vous apprendrez à évaluer avec précision les ajustements à opérer.

Pour cela, vous devez accepter une chose : même les personnes qui ont réussi ont rencontré des difficultés. Parfois plus importantes que celles qui vous empêchent d’atteindre vos objectifs actuels. Tout dépend donc de la manière dont vous décidez d’interpréter ce que vous considérez comme des échecs.

Sachant cela, ne fuyez pas en cédant à la peur de l’échec. Prenez juste conscience qu’un échec est un signe pour vous indiquer que vous atteindrez vos objectifs par d’autres méthodes ou après quelques ajustements.

Car, rappelez-vous d’une chose : vous ne pouvez pas tout contrôler ni anticiper. Considérez les imprévus tels qu’ils sont. Prenez-les comme des paramètres indépendants de votre propre volonté. Car, quoi qu’il arrive, quels que soient vos objectifs, il y aura toujours des imprévus.

N’ayez pas peur de prendre du temps

Un nouveau projet, cela doit se préparer. Un défaut dans la préparation risque de multiplier les imprévus. Vous obligeant ainsi à faire face à une multitude de difficultés et votre peur de l’échec pourrait finir par vous paralyser.

Donc n’ayez pas peur de prendre du temps. Concentrez-vous sur les détails. Allez à votre rythme sans essayer d’aller trop vite. Titillez les limites de votre zone de confort, mais n’en sortez pas tout d’un coup.

En vous octroyant ce temps nécessaires, vous réussirez à mettre en place de petites stratégies beaucoup plus adaptées aux situations. Et intégrez dans votre esprit qu’un objectif ne peut être atteint qu’en respectant ces stratégies.

Faites preuve de bienveillance envers vous-même

Vos peurs existent bel et bien. Votre peur de l’échec doit donc être prise en compte. Ne l’ignorez pas. N’essayez pas de la vaincre. Mais prenez conscience que si elle existe, c’est pour une raison bien précise. En agissant ainsi, vous réussirez à vous adapter à cette peur de l’échec. Vous finirez également par comprendre son origine. Ainsi, vous l’aurez compris : s’adapter à ses peurs, c’est mieux les comprendre, et mieux les comprendre, c’est mieux s’adapter.

Pour cela, dès que vous sentez que votre peur de l’échec commence à vous gagner, prenez trois grandes respirations. Cela vous permettra de prendre du recul sur cette émotion. Explorez cette émotion et étudiez les raisons qui justifient cette phobie. En acceptant de vous prêter à cet exercice aussi souvent que possible, vous finirez par réussir à les contrôler.

Analysez vos échecs

Pour avoir ce recul, prenez des notes sur ces épisodes. Cela vous aidera à mieux les observer et à tirer des leçons de ces expériences. Vous vous rendrez compte que l’anxiété, l’angoisse, la peur, laisseront place à l’esprit d’analyse, à la curiosité.

Ainsi, en notant vos difficultés, votre manière de ressentir l’événement, votre état émotionnel, vous saurez prendre les mesures nécessaires pour tenter de nouvelles expériences. Vous n’aurez plus cette crainte d’affronter votre peur de l’échec.

Bien au contraire, cela valorisera la notion d’échec. Vous saurez discerner les leçons à tirer d’un échec, parfois bien plus que d’un succès. Vous retrouverez confiance en vous. Et vous vous laisserez gagner par la pensée positive et réussirez à aller de l’avant.

N’ayez plus peur d’avoir peur de l’échec

Si vous cédez à la peur de l’échec, vous finirez par vous perdre. Vous perdrez de vue vos objectifs. Votre motivation vous abandonnera. Vous finirez par préférer l’inaction à l’action. Ce n’est pas ce que vous voulez.

Acceptez cette peur et faites en sorte qu’elle vous rende plus forte. Pour cela, observez-la, analysez-la, et trouvez ses points faibles.

Peur de l'échec labyrinthe
Si vos échecs vous donnent l’impression d’être perdu, réfléchissez à la manière dont vous pouvez utiliser vos échecs pour vous améliorer. Photo by Jason Caruso

Identifiez les causes de votre peur

Après les différents exercices de recadrage cités plus haut, vous devez analyser plus en profondeur les raisons de votre peur de l’échec. Car, comme nous l’avons vu en première partie de cet article, la peur de l’échec dissimule bien souvent des angoisses, des craintes, des phobies, bien plus profondes. En identifiant ces peurs inconnues, vous pourrez alors mieux les gérer.

En effet, la peur de l’échec est la plupart du temps liée à une anxiété plus profonde. Par exemple le manque de confiance ou d’estime de soi, la peur du regard des autres, un terrain dépressif, un mal être bien enfoui… Cela peut aller également jusqu’à la peur de parler en public, la peur des autres, voire même la peur de mourir…

Ne surévaluez pas la valeur d’un échec

Lorsque l’on a peur de l’échec, on a tendance à grossir l’événement. C’est surtout l’erreur à ne plus commettre. Alors bien entendu, il est toujours plus facile de considérer un résultat non-souhaité comme un échec. Mais cela vous amène la plupart du temps à culpabiliser, à vous sentir fautif.

Et, bien souvent, ce qui nous fait nous sentir mal une fois, nous fait nous sentir mal à chaque fois qu’il peut se présenter. On finit par généraliser. Vous allez par exemple vous essayer à un nouveau sport, mais sans succès. Au final, vous allez finir par vous dire : “Je suis nul” dans cette discipline. Malheureusement, vous venez de faire d’un échec une généralité. Alors qu’il aurait pu devenir une source de motivation pour vous exercer davantage et progresser.

Souvenez-vous de James Dyson (voir ci-dessus), l’inventeur du plus célèbre aspirateur au monde. Il a connu 5126 échecs avant de sortir le prototype qui l’a rendu milliardaire. Si, à son 10ème échec, il avait cédé à ce phénomène de généralisation en disant “Je suis nul, je n’y arriverai jamais”, il aurait fini par avoir peur d’échouer de nouveau.

Un échec n’est qu’un essai raté. Il n’a aucun lien avec votre capacité à réussir dans l’avenir.

Ne visez pas la perfection

Si vous visez la perfection, vous serez obnubilé par la peur de l’échec. Car pour un perfectionniste, l’échec n’existe pas. Pourtant, bien au contraire, le perfectionnisme est générateur d’échec !

Pourquoi ? Tout simplement parce que les personnes perfectionnistes placent la barre trop haut. Leurs exigences sont trop élevées. Et lorsqu’elles en ont conscience, cela entraîne des comportements de procrastination.

C’est pourquoi il est primordial de vous fixer des exigences raisonnables, ambitieuses mais confortables. Et en faisant cela, dites-vous qu’il se peut que vos résultats ne correspondent pas forcément à vos attentes. En prenant en compte ce paramètre dès le départ, vous l’accepterez plus facilement.

Adoptez la positive attitude

Il est quelque chose d’observable, c’est que le cerveau préfère se concentrer sur les échecs passés que sur les réussites potentiels. Et si vous décidiez d’arrêter de ressasser ce qui a échoué ? Et si vous décidiez de vous focaliser davantage sur ce qui a marché ? Vous pouvez aussi vous concentrer sur les leçons que vous avez apprises de vos échecs.

Si vous n’atteignez pas votre objectif, ne vous formalisez pas, ne vous flagellez pas. Vous pouvez décider de comprendre pourquoi vous n’y êtes pas parvenus pour procéder à quelques ajustements. Ainsi, vous accepterez le fait qu’il vaut mieux mettre plus de temps à atteindre un objectif que de ne jamais l’atteindre du tout.

Si vous échouez, améliorez-vous

Lorsque vous ne réussissez pas quelque chose, vous avez au moins deux choix. Vous pouvez décider de baisser les bras et vous laisser envahir par des pensées négatives. Mais vous pouvez aussi comprendre qu’il vous faut acquérir quelques compétences supplémentaires.

En effet, mettre à jour ses compétences est l’une des clés pour atteindre vos objectifs. Plus vous vous améliorerez, vous vous développerez, et plus vous gagnerez en confiance. Ainsi, vous n’aurez plus peur de l’échec. Pour cela, prenez conscience des domaines où vous pourriez vous améliorer, et formez-vous, instruisez-vous.

Cependant, n’oubliez pas de renforcer vos compétences actuelles. Mais restez à l’affût de toutes les occasions qui vous permettraient de vous améliorer dans ces domaines. Essayez également d’acquérir des connaissances nouvelles. Vous serez davantage préparé à affronter les situations qui pourraient vous mettre en difficulté.

L’action, c’est la base de tout succès

Vous l’aurez compris, le seul véritable échec qui existe vraiment, c’est l’inaction. Alors donnez-vous la peine d’essayer quoi qu’il arrive. Le seul risque que vous prendrez, c’est celui d’avoir une chance de réussir. Faites le premier pas, c’est le plus important de votre route quelle que soit sa longueur. Et vous verrez, le reste viendra naturellement.

Si l’inconnu vous fait toujours peur, allez-y à tâtons. Mais avancez. Prenez en considération votre peur, votre anxiété, votre appréhension. Comme pour la peur du noir ou la peur du vide, il y aura toujours dans la vie des moments qui vous mettront mal à l’aise. Prenez le temps d’observer cette angoisse et dites-vous qu’elle est normale. En faisant cet exercice, vous monopoliserez vos compétences pour savoir comment gérer ces événements déstabilisants. Sans chercher à la combattre ou à la supprimer.

De plus, pensez à décomposer vos objectifs, vos actions, en plus petites étapes. Elles vous sembleront moins insurmontables., moins intimidants. Vous verrez que vous apprendrez quelque chose pour chacun de ces petits pas.

Défiez l’échec !

N’ayez pas peur de vous exposer à la possibilité d’échouer. En procédant ainsi, vous apprendrez à moins la craindre. Vous gagnerez en confiance. La peur de l’échec perdra en puissance lorsqu’elle apparaîtra dans votre esprit.

Vous allez ainsi acquérir de l’expérience en matière de peur. Vous serez plus à l’aise dans ces situations complexes et compliquées. Et vous apprendrez à vous contrôler lorsqu’une situation vous met en difficulté. Ainsi, vous vous rendrez compte que vous pouvez vous adapter à ces situations.

Donc, n’ayez pas peur de provoquer des situations compliquées dans des domaines dans lesquels vous manquez de compétences. Entraînez-vous avec cela. Lorsque vous observerez une situation d’échec, observez-la et réfléchissez à la manière dont elle pourra vous aider à optimiser vos chances de réussir la fois suivante.

Si vous souhaitez apprendre à jouer de l’harmonica, par exemple, vous allez forcément éprouver des difficultés. Ces échecs à répétitions vont vous mettre dans un situation inconfortable. Pourtant, vous constaterez que, malgré ces échecs, vous n’êtes pas moins idiot ou inculte qu’avant. Vous comprendrez ainsi que ce n’est pas parce que vous avez échoué une fois que vous échouerez toujours. Bien contraire, vous vous rendrez compte, à force de persévérer, de vous exercer, de vous former, que vous avez progressé.

Chaque échec est une étape vers vos objectifs

Mettez aux pas vos pensées négatives

Si vous prenez le temps d’y penser, vous vous rendrez compte que vous êtes généralement le seul responsable de vos peurs. Vous savez, cette petite voix dans votre tête qui trotte en vous disant :

“De toutes façons, je n’y arriverai pas”

“A quoi bon essayer, les chances de réussir sont tellement minces”

“Je suis nul !”

Depuis le début de cet article, vous avez découvert des méthodes qui vous aidé à prendre conscience de la mécanique de vos peurs. Désormais, vous avez les outils pour reprendre le contrôle. Lorsque vous avez conscience qu’une pensée négative apparaît dans votre esprit, défiez-la. Mettez-la au pas ! En prenant le temps d’observer ces pensées, vous vous rendrez compte qu’elles sont souvent aussi inutiles que fausses.

Si vous voulez utiliser votre petite voix intérieure de manière optimale, imaginez que vous êtes votre meilleur ami. Comment conseilleriez-vous votre meilleur ami ? Que lui diriez-vous ? Il est évident que vous n’allez pas lui briser le moral en lui annonçant un échec garanti, cuisant. Bien évidemment, vous allez l’encourager à mobiliser toute son énergie, tout son optimisme, pour se focaliser sur la réussite de son projet. Alors pourquoi ne feriez-vous pas la même chose pour vous ? Vous ne pensez pas que vous le méritez tout autant ?

Relativisez !

Si vous faites face à un échec, ne vous culpabilisez pas. Ne vous flagellez pas. Ne vous critiquez pas personnellement. Ayez un regard critique sur la manière dont vous avez procédé pour arriver à ce résultat. Mais faites cela dans le but d’en tirer des leçons pour vous améliorer.

Si vous commencez à sombrer dans des émotions négatives, vous n’aurez qu’une seule peur, c’est que cela se reproduise. Et pour se protéger d’une situation désagréable, votre cerveau préférera l’éviter. C’est ainsi que naîtra en vous ce sentiment de peur de l’échec, et que vous perdrez tout contrôle.

Au contraire, prenez ce temps nécessaire pour relativiser ce résultat qui ne vous convient pas. Car, il y a un paramètre à prendre en compte, comme le disait Henry Ford :

“Que vous pensiez être capable ou ne pas être capable, dans les deux cas, vous avez raison.”

Henry Ford

Rappelez-vous que :

  • Si vous ne faites rien de peur d’échouer, vous aurez 0% de chance d’atteindre votre objectif.
  • Si vous essayez et que vous mettez tout en œuvre pour réussir, vous aurez une chance d’atteindre votre objectif. En revanche, si vous échouez, vous aurez eu le mérite d’avoir essayé. Et vous aurez acquis de l’expérience.

Prenez la responsabilité de vos échecs et de vos succès

On a souvent tendance à remettre notre peur de l’échec sur des paramètres extérieurs que nous ne maîtrisons pas. “Que vont-ils penser si j’échoue ?” “J’ai peur de les décevoir.” “Ils vont me trouver ridicule.”

Mais, plus sérieusement : pensez-vous vraiment que “les autres” se préoccupent de cela ? Pensez-vous que leur quotidien n’est rempli que de questions et interrogations concernant vos capacités à réussir telle ou telle chose ? Et êtes-vous si sûr qu’une erreur de votre part dans l’atteinte de votre objectif les affectera tant que cela ?

Dites-vous que si vous êtes autant préoccupé par vos propres problèmes et soucis, il en est de même pour tout le monde. En effet, il y a de très fortes chances pour que les personnes que vous pensez si attentives au sujet de vos problématiques, soient finalement plus concentrées sur leurs propres problèmes et soucis. Ont-ils même remarqué vos efforts ? Bref, posez-vous vraiment cette question. Vous comprendrez alors que votre peur de l’échec n’est finalement que le fruit de vos angoisses internes. Vous en êtes le seul responsable.

Et la prochaine fois que vous vous surprendrez en train d’appréhender un éventuel échec, d’être jugé, etc, rappelez-vous tout simplement que “l’erreur est humaine”. Connaître l’échec ne fait pas de vous la cause de l’échec.

En conclusion

Vous l’aurez donc compris, la peur de l’échec ne doit pas vous empêcher de poursuivre votre rêve, d’atteindre vos objectifs. Plus vous connaîtrez l’échec, plus vous apprendrez de vos erreurs. Et ainsi, plus vous vous améliorerez. De plus, vous développerez votre capacité à mieux appréhender ce type d’angoisse.

Donc, au final, il n’y a que du positif à retirer d’un échec. Acceptez ces situations lorsqu’elles se présentent, et soyez bienveillant avec vous-même. Rappelez-vous également que tout le monde appréhende l’échec. C’est naturel. Ce qui fera la différence, c’est votre manière de réagir.

Et vous, quel est votre rapport à l’échec ? La peur de l’échec vous a-t-elle déjà paralysé au point d’abandonner un projet qui vous tenait à cœur ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires. Je me ferai un plaisir de vous lire et vous apporter mes conseils.

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10 Comments

  • Marion Alegre

    Bonjour Jung et merci pour cet article très enrichissant ! 🙂

    Et oui c’est un sujet délicat, comme notre sentiment de réussite intérieur peut très bien être interprété comme un échec aux yeux de la société.

    A nous d’accepter, de lâcher prise comme tu dis, nous autoriser à donner le meilleur de nous-mêmes sans rien attendre en retour.

    Et in fine c’est comme cela que les plus belles réussites naissent, du cœur 😊.

    Bises, Bien à toi, Marion

    • Jung - Coach en ligne

      Merci Marion pour ton commentaire et ton analyse qui ajoute toujours un petit plus grâce à ton regard de spécialiste sur toutes ces questions.
      Et bravo à toi également pour tout ton travail et le contenu de qualité que tu proposes sur ton blog 😉

    • Régine:

      Très bon article, merci Jung. Je me reconnais tellement dans chacune de ces peurs. J’ai pris des notes, je pense que ton article va vraiment m’aider à dépasser ces freins. Je compte le relire autant de fois qu’il le faudra pour reprendre pied chaque fois que mon cerveau me jouera ce même vilain tour. J’adore ton blog.

      • Jung - Coach en ligne

        Merci Régine pour ce commentaire.
        J’espère vraiment que cette méthode t’aidera à mieux affronter ces peurs qui t’empêchent d’avancer aussi vite que tu le souhaiterais. N’hésite pas à revenir pour me dire si ça a porté ses fruits 😉

  • Claire

    Brillant article comme toujours Jung ! Tout y est, et tes explications détaillées sont totalement en phase avec ma façon de voir et de gérer mes peurs personnelles. La méthode des petits pas, ne pas se juger ni s’accabler, transformer son regard sur l’échec, ce sont des outils salvateurs qui aident à aller de l’avant.
    J’ai même repris une phrase à toi pour en faire une citation 😉

    • Jung - Coach en ligne

      Merci Claire pour ton commentaire !
      En effet, je suis un adepte de la pleine conscience. Prendre conscience de tout ce que l’on vit, de positif ou de négatif, c’est se mettre dans les meilleures conditions pour trouver les bonnes solutions. La méthode des petits pas, le non-jugement, la bienveillance par rapport à l’échec, sont des choses qui changent la vie et la manière de vivre ses émotions.
      Et merci pour la phrase que tu as reprise ^^

  • Cylie

    Bravo Jung pour cet article.

    Le mot “échec” devrait se transformer en “expérience”. Je le dis toujours dans mon JOB, il n’y a pas d’échecs, que de l’expérience. Et c’est dès l’école que l’on doit apprendre aux enfants qu’une mauvaise note n’est pas un échec mais une chance de progresser.

    Tes outils sont clairs et faciles à prendre en main.

    A très vite au travers de tes lignes.

    Cylie

    • Jung - Coach en ligne

      Merci Cylie pour ton commentaire et tes retours qui me sont si chers.
      Oui, notre société (on pourrait même resserrer ce constat sur le système français) se focalise sur les échecs et les stigmatise. Mais derrière, on n’apporte pas de solution. On n’apprend pas à utiliser les échecs pour réajuster nos actions, nos comportements. Et pourtant, c’est essentiel !

  • Sophie

    Un grand merci à toi Jung pour cet article très complet sur l’échec.
    Je te rejoins totalement sur ses côtés positifs.
    Je sais par exemple que si je n’avais pas fait une liquidation judiciaire il y a 2ans, jamais je n’aurai appris tout ce que je sais aujourd’hui sur l’entrepreneuriat. J’en serai encore au modèle “travailler dur pour y arriver”, je suis heureuse d’avoir appris qu’il existe des méthodes pour vivre un entrepreneuriat plus agréable 😉
    Sans compter, toutes les nouvelles rencontres que j’ai faites!
    Effectivement, ce n’est pas agréable sur le moment, mais comme les échecs sont des passages inévitables, l’important est d’en faire quelque chose 😜😋
    À bientôt Jung, continue comme ça, ton blog est super intéressant.

    • Jung - Coach en ligne

      Merci Sophie pour ton commentaire qui m’est cher.
      Ton histoire, qui est venue enrichir ton rapport à l’entreprenariat, est vraiment inspirante.
      Les choses n’arrivent jamais sans raison, jamais sans cause. A nous d’en prendre conscience pour mettre en place les comportements nécessaires, modifier ses habitudes, ajuster ses actions, se refocaliser sur ses objectifs… Tout dépend donc de notre manière de percevoir l’échec et d’en faire une raison d’abandonner ou un vecteur de réussite…

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