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L’ancrage : l’outil puissant pour booster votre motivation

En programmation neuro-linguistique, il existe un outil qui permet à qui l’utilise de retrouver un état interne, une émotion, à volonté. Cet outil s’appelle “l’ancrage“. Il s’agit d’un processus naturel du cerveau que l’on utilise généralement de manière inconsciente.

l'ancrage pour rester motivé
Au tennis, comme dans de nombreux sports, les athlètes utilisent très souvent l’ancrage pour rester motivés.

Par exemple, pour nos amis français, vous souvenez-vous où vous étiez le 12 juillet 1998 pour la finale de la Coupe du Monde de football ? Il y a de très fortes chances pour que vous ayez gardé des souvenirs impérissables de ce jour historique. La manière dont vous avez fêté cette victoire. Les personnes avec qui vous étiez…

Mais vous souvenez-vous de ce que vous faisiez le 17 juillet 1998 ? Plus difficile, n’est-ce pas ?

Il est possible également d’identifier cela sur des phénomènes terriblement négatifs. Prenons l’exemple du 11 septembre 2001. Vous vous souvenez certainement de ce que vous avez fait ce jour. De la manière dont vous avez appris les attentats du World Trade Center. Par contre,

beaucoup plus difficile de vous souvenir ce que vous faisiez exactement le 13 septembre suivant, n’est-ce pas ?

 

Votre cerveau enregistre avec les 5 sens

Ce qui fait que vous vous souvenez autant du 12 juillet 1998 et du 11 septembre 2011, et pas du 17 juillet ni du 13 septembre, c’est tout simplement la charge émotionnelle que ces événements ont créé en vous. En effet, pour l’un vous avez vibré. Pour l’autre vous avez été choqués. Votre cerveau a enregistré toutes les données de ces événements, et les a stockées dans votre mémoire.

C’est ce qui se passe lorsque vous vivez une expérience, quelle qu’elle soit. Votre cerveau enregistre les données avec vos cinq sens : visuels, auditifs, kinesthésiques (touché ou ressenti), olfactif et gustatif. Il va produire une émotion qui sera en lien avec les informations que vous allez enregistrer. C’est exactement ce qui s’est passé pour ces deux dates historiques.

 

Illustration avec la madeleine de Proust

Vous avez certainement entendu parler de “la madeleine de Proust”. Cette expression fait référence à ces petits événements, parfums, sensations, saveurs, qui tout à coup vont faire ressurgir des tréfonds de votre mémoire de lointains souvenirs chargés d’émotion.

Dans “Du côté de chez Swann”, le premier tome de “A la recherche du temps perdu, l’auteur évoque en effet une telle remontée de souvenirs. Alors que, pour le réchauffer, sa mère lui fait boire du thé et manger une madeleine, le goût de celle-ci trempée dans le thé, provoque en lui une sensation intense qui, après une remise en ordre de ses souvenirs, le fera remonter à une époque ancienne où, lorsqu’il vivait à Combray, sa tante Léonie lui faisait goûter un morceau de madeleine trempé dans son infusion.

Nous avons tous nos “madeleines de Proust”. Un parfum qui nous rappelle celui que portaient nos parents lorsque nous étions enfants et qu’ils nous serraient dans leurs bras. Un goût qui nous rappelle une agréable friandise à laquelle nous avions droit lorsque nous étions sages, une vieille photo qui nous rappellent de vieux souvenirs…

En quelque sorte, le cerveau a associé le parfum (olfactif) ou le goût (gustatif) à un moment agréable (kinesthésique). Il s’est fait une neuro-association entre les différents sens sollicités. Et c’est cette neuro-association avec les 5 sens que l’ancrage va utiliser pour mettre en évidence l’état interne recherché.

 

Comment créer un ancrage ?

Trouvez l’état interne

Tout d’abord, il faut que vous sachiez de quoi vous avez besoin. Cela déterminera l’état interne que vous souhaitez faire remonter. Ensuite, vous devez vous rappeler un moment où vous avez vécu émotionnellement un tel état. Par exemple, si vous avez déjà été dans un état de motivation qui vous a permis de réussir quelque chose dont vous êtes fiers, alors allez chercher ce moment.

Plongez-vous dans vos souvenirs. Dès que vous avez trouvé ce moment de référence, souvenez-vous à quel moment vous avez senti votre niveau de motivation et d’énergie atteindre leur maximum. Rappelez-vous où et quand cela s’est passé. En effet, votre cerveau a besoin de repères spatio-temporels.

Lorsque vous tenez ce moment, essayez de le visualiser le plus précisément possible. Que faisiez-vous ? Comment vous sentiez-vous ? Avec qui étiez-vous ? Que voyiez-vous ? Vous souvenez-vous de goûts, d’odeurs, de sensations ? Retrouvez un maximum de détails pour revivre autant que possible l’émotion.

Amplifiez cet état avec un geste

Enfin, dernière étape, lorsque vous sentez que vous arrivez au pic émotionnel, ajoutez un geste. Vous pouvez serrer le poing, frapper dans vos mains, taper votre poing dans votre main. Faites-le avec conviction. Ce déclencheur kinesthésique va permettre à votre cerveau de réenregistrer cette émotion et de l’associer à ce geste. Il va créer une nouvelle neuro-association. Cela vous permettra simplement, à l’avenir, d’utiliser ce déclencheur pour retrouver l’ensemble et l’émotion associée à l’expérience.

Rendez-le plus puissant avec un mot

Une fois que vous avez l’émotion, que vous avez déterminé le pic, et associé un geste, répétez l’ensemble plusieurs fois pour vraiment l’ancrer au fond de vous. Et pour gagner encore en efficacité, vous pouvez y ajouter un mot : “Motivé !” ou “Allez !” par exemple.

Cette méthode d’ancrage va vous permettre de changer d’état interne en un instant. C’est d’ailleurs ce que font les sportifs de haut niveau, les artistes, certains politiciens.

 

Pour résumer

Souvenez-vous donc de ces éléments essentiels pour que le processus fonctionne parfaitement :

  • Plus vous trouverez une expérience de référence avec une émotion forte, plus l’ancrage sera efficace. Cela fonctionne aussi pour les ancrages négatifs, souvent inconsciemment. En effet, si vous avez été agressé dans une rue bien précise, vous aurez des sueurs froides à chaque fois que vous y repasserez. L’événement était tellement fort que l’ancrage s’est installé automatiquement.
  • La courbe d’une émotion connaît une ascension et une descente. Elle n’est jamais rectiligne. Elle connaît donc un pic. Il est important pour vous de faire votre ancrage au moment où l’émotion monte. Si vous positionnez votre ancrage au moment où la courbe redescend, il sera moins puissant.
  • Tout est une question d’entraînement. Plus vous vous exercerez à utiliser votre cerveau pour créer des ancrages, plus facilement vous vous connecterez à vos émotions.

 

Et vous, utilisez-vous l’ancrage pour vous motiver ou provoquer en vous des émotions positives ?
Partagez vos expériences dans les commentaires.

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